Related Reviews
Limelight Magazine
5 Stars
'To love Bruckner is to love this CD.'
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American Record Guide
'[The Intermezzo] is an interesting, charming movement that stands well on its own.'
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The Bruckner Journal
'...a performance that sounds absolutely wonderful...The deeply felt lyrical passages with which this music abounds, in this performance should melt the stoniest of hearts...'
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BBC Music Magazine
5 Stars
'Tender warmth radiates from page after page, dialogue between the voices emerges with keen, intimate intensity. The great Adagio is as exalted and touching as it should be. All round a fascinating, rewarding disc.'
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Fanfare Magazine
'The playing articulates with great subtlety the Romantic abundance of Bruckner's slow movements-the Adagio to the quintet is especially gorgeous-while not shying away from the bizarre and kinky writing in the scherzos and finales and in the Intermezzo. Linn's recording and the acoustic of the recording venue are ideal.'
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AllMusic
'The lucid performances by the Fitzwilliam String Quartetmake the music immediately intelligible and appealing. Joined by violist James Boyd in the Quintet, the ensemble produces a warm and radiant sound that dispels any worries of Brucknerian complexity, and even in the pensive Quartet, the playing is ingratiating and quite evocative of Schubert, a key influence in early Bruckner.'
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Herald Scotland
'What's intriguing in these outstanding performances by the Fitzwilliam Quartet with guest violist James Boyd are the myriad seedbed elements to be heard in the early String Quartet, and just how effectively the colossal Bruckner sound translates into a chamber music idiom in the Quintet.'
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Gramophone
'The relaxed swing they bring to the Scherzo and Trio recalls the Fifth like no previous recording...'
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MusicWeb International
Recording of the Month: '...their hushed close to the Adagio of the Quintet is exquisite.'
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Fitzwilliam String Quartet - Bruckner: Quintet & Quartet - Crescendo


19 November 2015
Crescendo
Jean-Baptiste Baronian
4 Stars

Son 9 - Livret 9 - Répertoire 9 - Interprétation 9 

La grande majorité des amateurs ne connaissent Anton Bruckner qu'à travers ses neuf symphonies, et plus particulièrement les six dernières, et ses musiques sacrées parmi lesquelles se détache son Te Deum, une de ses œuvres les plus monumentales composée entre 1881 et 1884. Mais le plus souvent, ils ignorent qu'il a également écrit de la musique de chambre et qu'en ce domaine, il a donné un quintette à cordes d'une richesse exceptionnelle, le Quintette en fa majeur, qu'il n'est pas exagéré de considérer comme un des plus beaux du répertoire. Il date de 1879 et dure plus de quarante minutes, ce qui est très long. Les analystes ont avancé qu'il prenait la suite des derniers quatuors de Beethoven et que, par la hardiesse de son inspiration et de sa facture, il annonçait ceux de Claude Debussy et de Maurice Ravel. Dans sa belle étude sur Anton Bruckner parue en 1942 à La Baconnière à Neuchâtel, l'écrivain et journaliste suisse d'origine française (malgré son nom flamand) Léon Van Vassenhove écrira d'ailleurs que l'adagio de ceQuintette « restera un des sommets de la musique de chambre ». En l'écoutant, on est, de fait, saisi d'émotion et, en même temps, frappé par les intenses lignes harmoniques qu'Anton Bruckner réussit à déployer tout au long de ce mouvement (le troisième) et qui rappellent un peu celles du début de la Neuvième symphonie. L'interprétation qu'en donne ici le Fitzwilliam String Quartet, avec l'altiste James Boyd, est tout intériorisée, à la fois pleine de retenue et riche de sonorités expressives. Et c'est la retenue qui caractérise aussi l'exécution du Quatuor en ut mineur qu'Anton Bruckner a composé en 1862, c'est-à-dire de l'époque où il s'est intéressé de près à l'école polyphonique italienne et aux maîtres de la polyphonie allemande, quand bien même il y va là d'une œuvre secondaire et, somme toute, assez académique. Deux beaux témoignages de musique pure jaillie de l'imagination d'un artiste, dont les imperfections formelles - étonnant paradoxe - confinent presque toujours à la beauté. 


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