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The Herald
Top 20 Classical Albums of 2017: ‘…we got the glorious 1610 Vespers as given the Dunedin treatment for Linn: stripped back performances under John Butt that are fresh and luminous, lithe and alive.’
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Crescendo
'...sublime and majestic...'
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Early Music Review
5 Stars
'Given the outstandingly tuned singing and ensemble, the result is to expose Monteverdi’s often dazzling counterpoint in rare detail and clarity...a finely conceived and splendidly executed achievement.'
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Early Music Review
5 Stars
'This is a first-rate recording...the sounds of the Dunedin’s strings and His Majestys Sagbuts and Cornetts are exceptionally well-blended and beautifully captured in this intelligent and well-produced recording.'
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Pizzicato
4 Stars
'The performance by John Butt and his ensembles is lively and colourful.'
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Gramophone
'With so many Vespers recordings out there, this one joins the ranks of those with both a character of its own and something to say.'
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De Standaard
4 Stars
'Een koortje van solostemmen, een secuur musicerend orkestje en uitgekiende tempo's houden elk detail tegen het licht.'
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Primephonic
4½ Stars
'Most striking is the involving intimacy of a performance that satisfies liturgical need while also remaining alert to the expectations of the contemporary listener.'
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BBC Music Magazine
4½ Stars
Performance 5 / Recording 4: 'This compelling and insightful album is an outstanding contribution to Monteverdi's 450th anniversary... Particularly effective is the coloristic sonority of the organ which, by employing the Hauptwerk system, reproduces the sound of an early Venetian instrument.'
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Opus Klassiek
'This new recording of the Vespers may therefore be considered as one of the best of its kind'.
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BBC Radio Scotland 'Classics Unwrapped'
'Good line up including the wonderful baritone Peter Harvey whose voice and intelligence shines through in everything he does.'
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Klassieke Zaken
'Butt takes the time to give Monteverdi's emotional power its full weight, well over four centuries after the emergence of this amazing music.'
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All Music
4½ Stars
Best of 2017: '...this luminous rendition of the 1610 Vespers is one of the most exciting and satisfying for its virtuosity and brilliance.'
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Classic FM
Album of the Week: 'If you want some Monteverdi in your life, you can’t do better than this new recording...'
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The Observer
4 Stars
'...the recording sounds fresh and clear...'
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The Mail on Sunday 'Event Magazine'
5 Stars
'Any recording by Butt is an event. And this one, recorded with a small, hand-picked choir of ten voices, is special even by his elevated standards.'
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Bachtrack
'...[an] authoritative recording by John Butt with the splendid Dunedin Consort.'
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BBC Radio 3 'Record Review'
'...the standard of solo singing is outstanding, beautifully ornamented.'
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Europadisc
Disc of the Week: '... this endlessly absorbing, beautifully presented and intensely focused performance from Butt and his forces ticks all the right boxes.'
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Financial Times
4 Stars
'...a virtuoso display of individual talents.'
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The Sunday Times
'...a magnificent choral sound...'
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Stemband
'...a beautifully presented album...'
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Dunedin Consort - Monteverdi: Vespers 1610 - Crescendo


26 December 2017
Crescendo
Bénédicte Palaux-Simonnet

Est-ce le fait d'avoir été enregistré dans l'église de Greyfriars Kirk d'Edimbourg qui donne tant de lumière, de ferveur à cet enregistrement des Vêpres de Monterverdi (1610) complétées par quatre partitions du plus grand intérêt car de confondante beauté (Lauda Jerusalem ; Sonata sopra Sancta Maria ; Ave Maris Stella ; enfin l'émouvant Magnificat) ? Dès les premières mesures, on est saisi par la lisibilité, la douceur intérieure (sans rien d'idolâtre ou de mièvre) d'une version qui apporte un éclairage à la fois personnel et vivifiant à celles de Schneidt, Gardiner (plus opératique) ou Jordi Savall. Ici, rien de facilement triomphal : la jubilation, pour être glorieuse n'en reste pas moins intérieure, et (surtout) discrète. Ainsi des superbes arabesques qui serpentent dans le Dixit Dominus où les voix dansantes disent la joie de l'humanité toute entière. Ainsi de la fraternelle émotion du troisième volet, appelé « concerto » tels les index 5, 7, 9, tant à cette époque le mot reste mal défini (qui vient de « concertare »...). Avec le Laudate Monteverdi rayonne d'enthousiasme, de vocalises aussi souples qu'expressives, finissant avec un Amen décroissant surmultiplié en écho jusqu'à l'admirable dissonance finale et sa résolution. Si le psaume Laetatus sum à cinq voix accompagnées de théorbe offre d'exquis frissons mélodiques, l'émouvant Duo Seraphim distribué à « trois » voix de ténors, célèbre magnifiquement la trinité divine où l'agilité le dispute à la plénitude. Le septuor Nisi Dominus ouvre large les portes d'un flux musical aux jeux dynamiques vivifiants - rebonds dansés, voix dédoublées dont les ailes semblent planer et se jouer du vent, puis se rejoignent dans la perfection d'un même courant porteur. Alors, s'envole le finale Audi coelum avec ses échos « en miroir » qui transportent dans un monde innommé, mystérieux et caressant où le chant humain se confond avec celui des anges. Œuvre fascinante d'un auteur de 43 ans qui domine toutes les difficultés de la musique religieuse après des partitions aussi nouvelles que réussies qui s'appellent Orphée (1608) ou Ariane (1608). En complément, quatre autres œuvres de sublime facture, elles aussi : Le Lauda Jerusalem qui éclate de gloire et de foi dès les premières mesures, avec ses répercussions d'échos de montagne en montagne ; la splendide Sonata sopra Stabat Mater pour deux sopranos accompagnées instrumentalement ; l'émouvant Ave Maris Stella aux voix alternées en une simplicité évidente ; enfin le magistral Magnificat qui clame une ferveur, une joie triomphante, là encore en échos saisissants. Les choix d'effectifs (un par voix ), de diapason, de version (« vêpres idéales ») comme l'homogénéité et la précision de l'image sonore, le remarquable discernement dans la distribution des timbres (à la réserve près de légères stridences dans la voix élevée), l'appareillement des sonorités (système d'orgue virtuel Hauptwerk) témoignent de l'excellence du traitement du son autant que de l'intelligence des choix du chef John Butt. Excellence à laquelle contribue le Dunnedin Consort sous une direction empreinte de réserve, d'intériorité et d'émotion musicale.
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