Related Reviews
musica Dei donum
'The Dunedin Consort delivers a performance which is outstanding throughout.'
more >>
MusicWeb International
'... not only historically interesting, it is musically highly rewarding.'
more >>
The Guardian
4 Stars
Live Review
more >>
Music OMH
4 Stars
Live Review
more >>
The Times
Voted one of the top 10 classical albums of 2012 by The Times
more >>
Pizzicato
A review in French.
more >>
Early Music Review
'The Dunedin Consort perform as a tight and capable band and Butt once again has proved himself the master of dramatic pacing. Thoroughly recommended.'
more >>
BBC Music Magazine
4½ Stars
'a two-voices-to-a-part chorus achieves more immediacy than a larger choir, coupled with a stylish and delightfully intimate band.'
more >>
Audiophile Audition
4 Stars
'...the results are very nice indeed...all the soloists are excellent.'
more >>
MusicWeb International
'I'd go for the new recording of the 1720 version.'
more >>
BBC Radio 3 'CD Review'
'We need this thrilling recording...The sound on this is wonderful.'
more >>
AllMusic.com
4 Stars
'majestic choruses'
more >>
SA-CD.net
5 Stars
'Hugely recommended in every respect.'
more >>
International Record Review
'...one of the most attractive versions on disc.'
more >>
MusicWeb International
'The Dunedin Consort, John Butt and Linn have already brought us some excellent recordings of Handel and Bach* and this new Esther is worthy to stand with them'.
more >>
The Times
4 Stars
'...more than enough to keep us on the edge of our seats.'
more >>
The Guardian
4 Stars
'...wonderfully crafted music making.'
more >>
Gramophone
'...Brook's performance of the villain Haman's ‘Turn not, O Queen' transfixes everyone...'
more >>
Gramophone
'Butt's direction combines spontaneous freshness with a care for expressive phrasing and precise colouring.'
more >>
Presto Classical
'The ever-excellent James Gilchrist is at his most mellifluous here...'
more >>
McAlister Matheson Music
'...vibrant performances of the highest quality...'
more >>

Esther - Dunedin Consort - resmusica.com


20 July 2012
resmusica.com
Pierre Degott

On connaît l'importance qu'eut dans la carrière de Georg Friedrich Haendel la première audition, en 1732, de son oratorio Esther. Destiné alors à contrer diverses entreprises de piratage, l'ouvrage proposé par le compositeur à son public londonien était en réalité la version étoffée d'une œuvre de jeunesse présentée en 1718 à Cannons pour le futur duc de Chandos, auprès de qui Haendel était compositeur en résidence. Le présent enregistrement s'appuie sur les travaux du musicologue américain John Roberts, lesquels ont prouvé de source sûre que seule la version dite de 1720 était dotée d'une quelconque authenticité, celle de 1718, déjà enregistrée à plusieurs reprises de par le passé (Christopher Hogwood, Harry Christophers) étant davantage le fruit d'un certain nombre d'hypothèses musicologiques. Même si elle n'est pas structurellement très différente de la version originale, la partition de 1720, divisée en trois actes et non plus en six scènes, bénéficie ainsi d'une orchestration plus fournie, avec notamment un solo de flûte pour agrémenter le remarquable air avec accompagnement de harpe « Praise the Lord ». La notice rédigée par le chef d'orchestre John Butt détaille avec clarté, et sans le moindre pédantisme, l'apport de la recherche scientifique récente.

En plus de son intérêt purement musicologique, cette nouvelle version n'aura, en raison de ses qualités musicales, aucun mal à se ranger à côté de ses illustres devancières, grâce notamment à la direction souple et énergique de John Butt à la tête de l'ensemble écossais Dunedin Consort. Réduit à onze chanteurs - les huit solistes, plus quelques voix en renfort -, le chœur s'acquitte avec précision, fraîcheur et conviction des ensembles savamment architecturés dont Haendel commençait à se faire une spécialité.

Les solistes recrutés pour la circonstance sont d'un niveau inégal, les voix masculines l'emportant très largement sur leurs partenaires féminines. Si le contreténor Robin Blaze paraît bien fatigué aujourd'hui, on appréciera tout particulièrement la prestation du baryton-basse Matthew Brook, émouvant dans le rôle du « méchant » Haman ; l'essentiel de la musique de ce personnage peu recommandable provenait d'ailleurs de la Brockes-Passion créée en Allemagne, où elle avait été confiée par Haendel au personnage du Christ... Des trois ténors de l'oratorio se détache le suave et onctueux James Gilchrist, modèle de diction, même si Thomas Hobbs et Nicholas Mulroy font tout à fait honneur à leurs rôles respectifs. On sera moins clément avec l'Esther stridente de Susan Hamilton, l'argument selon lequel l'orchestration de ses airs - tous doublés par un instrument - prouverait que le rôle avait été créé par une chanteuse mineure n'excusant pas une aussi piètre prestation. Et que dire de l'épouvantable Electra Lochhead, dont l'instrument aigre et pincé réussit à gâcher le sublime « Praise the Lord » ; une voix d'enfant n'aurait pas pu être plus fausse...

On aura compris que l'intérêt musicologique n'est pas le seul atout de cet enregistrement malheureusement affaibli par deux choix de distribution pour le moins hasardeux.


Bookmark and Share


Related Links

Dunedin ConsortDunedin Consort
Handel: Esther, First reconstructable version (Cannons), 1720Handel: Esther, First reconstructable version (Cannons), 1720